Affiche de Les mauvais coups Livre | Roger Vailland

Les mauvais coups

Retranchés dans une maison du Jura, Milan, décorateur parisien, et sa femme Robert, jadis si libertins, si souverains, se haïssent de s'être trop aimés. Leurs excès les ont enchaînés. Entre l'alcool et les visites d'Hélène, la jeune institutrice du village, les jours s'égouttent comme du poison. Roberte cherche à pervertir Hélène ; Hélène va aimer Milan : Milan ne veut plus aimer. Il a tué la passion en lui et veut renaître, seul et grand. Ce roman, l'auteur le voulait "cruel, horrible et plein de foi quand même dans le bonheur"... ****** L'intégrité, la reconnaissance, le souvenir, la gratitude, la fidélité, l'harmonie, l'héroïque chez ces gueux se condamnent dans des chemins qui happent la conscience. L'évidence crève les yeux et ses cendres déchirent la nuit. La folie enjambe les corps, avec des mandibules qui détruisent tout rêve d'espoir. Les gueux pensent s'embraser alors qu'ils ne font que morfondre en braises. Un brasero sans braves héros. Leur peau cède quand ils croient posséder. Personne n'appartient à personne et sur cet adage reminiscent surfent des désirs inavoués de gueusaille en guenilles, de fierté de gueux qui jouent aux princes. L'ivrogne aime le vain qui le tire vers le bas, impuissants face à ce postulat les droits sont vite bafoués quand les passions sont bousculées. Les délicatesses deviennent perfides, perverses, putrides et putanières. (Nowowak)