« Quatre ans de nazisme, cest une maladie dont il est très difficile de guérir », dit, en 1944, devant la statue de Goethe, un Strasbourgeois à Roger Vailland. Lécrivain, qui a rejoint la Résistance en 1942, est alors correspondant de guerre pour les journaux Action et Libération. Il raconte la fin du conflit et lavancée, dun côté du Rhin puis de lautre, de larmée alliée jusquà la capitulation de lAllemagne. Il la célèbre dans les ruines de Berchtesgaden, la petite ville daltitude où Hitler avait une maison de vacances.Vailland est un écrivain : il ne documente pas la guerre mais la vit, jusque dans ses moments confus, absurdes, déroutants. « La guerre est toujours un peu une drôle de guerre. » Ces articles, qui constituent une précieuse archive de la période la plus tragique du XXe siècle, rassemble les observations, anecdotes et pensées dun esprit libre et combatif. Dans quel autre volume peut-on lire la discussion décrivains résistants voulant assassiner Louis-Ferdinand Céline et conclure que ce nest pas la peine, puisquil sest assassiné lui-même, en tant quhomme et en tant quartiste, en collaborant ? Edition réalisée et présentée par Marie-Noël Rio.
Du même auteur
Avant les 24 Heures du Mans2005
Eloge de la politique2012
Cortes, le conquerant de l'eldorado : roman
Oeuvres : Drôle de jeu - Un jeune homme seul - Beau masque - 325 000 francs - La fête1974
Les pages immortelles de Suétone : Les Douze Césars2019
Éloge du cardinal de Bernis1988
Le cinéma et l'envers du cinéma dans les années 30
Laclos, par lui-même.2003
Esquisses pour un portrait du vrai libertin2014
Le regard froid : Réflexions, esquisses, libellés 1945-19621998
La Réunion2013
Les mauvais coups - Bon pied bon oeil - Un jeune homme seul1989
Dis-nous ce que tu as aimé, on te recommande la suite.S'inscrire gratuitement