« Certains hommes ont la vocation de la politique, comme dautres ont celle de la peinture, du théâtre ou de linvention mathématique. Ce sont des hommes à passion unique. Le politique, lui, sa passion, cest de faire lhistoire de son temps; quand il réussit, il fonde des états ou fait des révolutions. Les vraies vocations et les passions absolues sont rares et quelles réussissent lest encore davantage. » Cest ainsi que Roger Vailland débute ce court texte, paru dans Le Nouvel Observateur du 26 novembre 1964, et dans lequel certains ont vu un testament politique. Il revient sur la profonde dépolitisation qui touche le peuple français, qui pour lui ne va pour autant pas de pair avec la perte dune ancienne tradition révolutionnaire, qui explique certains sursauts, des moments de communion du peuple face à certaines injustices. un texte terriblement moderne, dune brûlante actualité en cette période électorale.
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