Cinq silences. Cinq voix qui se sont tues - trop tôt. Un écrivain est là, vivant, il écrit, et soudain c'est terminé. Soudain il ne reste plus que les mots qu'il a laissés. Franz Kafka (en 1924), Virginia Woolf (en 1941), Albertine Sarrazin (en 1967), Georges Perec (en 1982), Roberto Bolaño (en 2003) sont morts alors qu'ils avaient entre 29 et 59 ans. Cinq fois, la littérature est privée de la poursuite d'une oeuvre qui bouleversait le monde. Cinq fois, Raphaël Meltz se concentre sur ce moment de bascule, sur la profusion de paroles, de faits et de dates qui constituent les derniers instants, les derniers mots. En voulant comprendre ce qui, de la mort, était su ou attendu, c'est sur l'épaisseur d'un instant que l'auteur se penche. La question du temps est évidemment au coeur de tout cela : le temps de ce qu'on a vécu, le temps qu'il reste pour terminer un livre, et le temps infini de la postérité. Comment celle-ci s'est-elle construite ? Pourquoi un écrivain demeure-t-il important - ou pas - après sa mort ? Qu'est-ce qu'il reste, qu'est-ce qu'il restera de ceux-là ?
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