Le récit commence à Evian, en 1956_ La réalité bis torique fera se terminer l'affaire en 1962, à Evian mais Cecil Saint-Laurent ne pouvait prévoir ni cette fin ni cette coïncidence. Il a publié son roman en 1960 après avoir été en Algérie, y avoir vu les boni types, en avoir compris les problèmes et s'être pris d'amour pour le pays. Une jeune journaliste, Jean., la scandaleuse scandalisée, Bernadette, une fille appétissante qui cherche la bonne voie, sont les figures de femmes qui mènent le train entre un Alger terrorisé par les grenades et les bombes des partisans, l'arrière pays où l'armée maintient la sécurité avec une ardeur inquiète, une ferme dans le Sersou, celle du colon Desaix, que les rebelles harcèlent. A Paris, à Lausanne, on complote. On s'amuse à Saint-Tropez avec inconscience. Dans l Ouarsenis, on se tue Le roman fourmille de situations, de personnages de points de vue. Il est osé. Il est aussi historique.
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