Affiche de L'orphelin de la Chine Livre | 2011 | Voltaire

L'orphelin de la Chine

Tragédie, représentée pour la première fois à Paris le 20 août 1755, avec deux lettres critiques. Michel Lambert, libraire, Paris, 1755. XIII+72+[32] pages Voltaire : "L'idée de cette tragédie me vint, il y a quelque temps à la lecture de l'Orphelin de Tschao, tragédie chinoise, traduite par le père Prémare, qu'on trouve dans le recueil que le père Du Halde a donné au public. L'orphelin de Tschao est un monument précieux, qui sert plus à faire connaître l'esprit de la Chine, que toutes les relations qu'on a faites, et qu'on fera jamais de ce vaste empire." Voltaire à César Chesneau du Marsais : "Si les Français n'étaient pas si français, mes Chinois auraient été plus chinois et Gengis encore plus tartare. Il a fallu appauvrir mes idées et me gêner dans le costume pour ne pas effaroucher une nation frivole qui rit sottement et qui croit rire gaiement de tout ce qui n'est pas dans ses mœurs ou plutôt dans ses modes." Alexis Piron (ennemi de Voltaire) à J.-F. le Vayer de Marsilly : "Je me hâte, monsieur, de vous répondre pour me relever de la faute que j'ai faite en vous annonçant la chute de la tragédie de Voltaire. C'est aujourd'hui la 8ème ; et mercredi elle fit 3.000 livres. Ainsi le succès est très sûr et très grand en dépit de l'envie ou du bon goût. Les malveillants se rabattent sur la singularité des décorations chinoises et le jeu brillant de la Clairon. Voltaire triomphe."