Affiche de La Chevelure Livre | 2011 | Guy de Maupassant

La Chevelure

Le narrateur visite un asile. Le médecin lui parle d’un fou en particulier qui est une sorte de nécrophile et qui a écrit un journal. Le narrateur dévoile ce que contient ce journal. Le narrateur du cahier raconte que jusqu’à 32 ans, il a vécu heureux sans passion réel ni affolement de cœur. Riche, il s’intéresse beaucoup aux antiquités et à leur vie passée. Il est amoureux des « femmes d’autrefois ». Le jeune homme s’enferme dans le passé car il a peur de l’avenir. Il est tenté par un meuble qui le trouble au point qu’il se sent obligé de le posséder et l’achète. Durant une semaine, il vit une réelle relation amoureuse avec le meuble, il parle même de « lune de miel ». En le manipulant, il trouve une chevelure de femme blonde. Il veut tout savoir de l’histoire de cette chevelure. Il la remet à sa place dans le meuble avant de sortir mais il est troublé. Il se sent comme amoureux. Il ne peut s’empêcher de manier et de toucher la chevelure, il la désire. Une nuit, il est persuadé que la femme qui portait la chevelure est revenue, il l’a possédée. Il dit qu’elle est revenue toutes les nuits. Il ne pouvait pas cacher son bonheur au point d’emmener la chevelure partout jusqu’à ce qu’on l’enferme et qu’on l’en prive. Le narrateur s’étonne de cette histoire et demande au médecin si la chevelure existe vraiment. Celui-ci la lui lance et quand le narrateur la touche il se sent dégoûté et envieux. Le médecin conclut avec ces paroles : « L’esprit de l’homme est capable de tout. » « Le médecin me dit : « Il a de terribles accès de fureur, c’est un des déments les plus singuliers que j’ai vus. Il est atteint de folie érotique et macabre. C’est une sorte de nécrophile. Il a d’ailleurs écrit son journal qui nous montre le plus clairement du monde la maladie de son esprit. Sa folie y est pour ainsi dire palpable. Si cela vous intéresse vous pouvez parcourir ce document. » Je suivis le docteur dans son cabinet, et il me remit le journal de ce misérable homme. « Lisez, dit-il, et vous me direz votre avis. » Voici ce que contenait ce cahier. »