Affiche de Au pays des Massaï voyage d'exploration à travers les montagnes neigeuses et volcaniques, et les tribus étranges de l'Afrique équatoriale Livre | Fred Bernard

Au pays des Massaï voyage d'exploration à travers les montagnes neigeuses et volcaniques, et les tribus étranges de l'Afrique équatoriale

Il n'est pas besoin de longues excuses pour présenter ce livre au public : ma mission n'avait point un caractère privé et j'ai dû soumettre un rapport à la Société dont j'étais le mandataire; je me suis contenté d'en recouvrir le squelette de muscles et de peau. Écrire pour écrire n'a jamais eu d'attraits pour moi, et si je suis heureux d'offrir cet ouvrage au lecteur, c'est surtout parce que j'en ai fini avec ma tâche. Je ne viens point implorer la bienveillance de mes juges : un homme qui, à vingt-six ans, en est à sa troisième expédition à l'intérieur de l'Afrique n'a guère eu l'occasion d'acquérir un style élégant et de rechercher les grâces de la littérature. Ce récit sort tout brûlant de la forge : je n'ai ni pesé mes mots, ni relu mes phrases, satisfait d'exprimer simplement ma pensée. Gomme pour mon premier livre, Aux lacs de l'Afrique centrale, mon frère, le Révd J.-B. Thomson, de Greenock, a bien voulu se charger de la fastidieuse besogne de reviser mes pages et de surveiller l'impression de ce volume. La plupart des gravures du livre proviennent de photographies que j'ai prises moi-même au cours de l'expédition; pour celles qui se rapportent au Oua-Teita et au Oua-Nyika, le Révd A.-D. Shaw, de Rabaï, a mis à ma disposition sa collection tout entière, augmentant encore la dette de gratitude que j'ai contractée envers lui. Quelques chapitres manquent à cet ouvrage : de courtes études sur le côté commercial de l'expédition, sur la faune de l'Est africain et la géologie du pays des Massaï; je les renvoie à une autre édition, si le besoin de celle-ci se fait sentir dans la suite. La carte placée à la fin du volume donnera quelque idée de la région au point de vue géologique. Quant aux plantes rapportées de là-bas, Sir Joseph Hooker en a fait le sujet d'un travail qu'il a lu devant la Société Linnéenne.