LAventure frappe rarement à votre porte. Pour la connaître, pour la vivre, il faut généralement la provoquer. Jai vécu ma première aventure SF en éditant lun des premiers fanzines français, Mercury, au presque début des années 60. Un bail ! Un fanzine qui, presque une revue, faillit en devenir une. Échec et mat. Relevé de ses cendres, jen ai provoqué une nouvelle (dAventure) en devenant, après deux années de ciné-club, programmateur/projectionniste dun cinéma qui me permit dorganiser avec quelques passionnés plusieurs festivals et, surtout, la Première Convention de Science-Fiction française accompagnée dun Prix Littéraire devenu le Grand Prix de lImaginaire. Mais, là encore, il y eut une fin. Qui ne mempêcha pas de remettre le couvert dans lespoir de revivre des moments exaltants, des rencontres improbables, comme avec Christopher Lee, John Brunner ou Jack Vance entre autres et par exemple. Et cest ainsi quaprès avoir envisagé, avec de nouveaux complices, un Salon du livre (Les Aventuriales) et lédition dun ouvrage daccompagnement, est advenue la naissance de Gandahar, aussitôt parrainée par Jean-Pierre Andrevon et Philippe Caza, très vite soutenue et prise en main par Christine Brignon au dynamisme sans faille. Mais comme toute aventure, même avec un grand A, se termine un jour, celle-ci, au bout de près de dix années, parfois exaltantes, toujours passionnantes, ferme son chapitre. Mais si jai le regret dabandonner cette belle revue, je garderai surtout le magnifique souvenir de quelques 38 numéros plus 4 hors-série meublés de belles histoires, enrobés par de magnifiques couvertures, récompensés parfois déchos enthousiastes, sans oublier une poignée de romans qui méritaient dêtre ressuscités. Merci chers auteurs, illustrateurs, artistes-peintres, lecteurs fidèles ou occasionnels, merci collaboratrices et collaborateurs bénévoles davoir permis ce miracle dédition. La vie continue. Faites-là aussi belle que la belle aventure de Gandahar. Jean-Pierre Fontana Chers amis, pour reprendre les paroles de Jean-Pierre, il est vrai que laventure fut fabuleuse à plus dun titre, car jai noué avec beaucoup dentre vous des liens forts, des liens proches. La revue Gandahar me reste au cur comme une famille. Elle sest attachée à redonner de la vision à des auteurs anciens qui le méritaient, tout autant quà offrir leur chance à de nouvelles plumes qui se sont ensuite envolées avec bonheur vers de plus hautes sphères pour certaines dentre elles. Je remercie au passage Martine Hermant, ma fidèle complice du comité de lecture. Pour ce dernier opus, nous laissons sexprimer la jeune génération en un flamboyant feu dartifice. Avec cependant quelques bonus : une nouvelle assortie dune illustration de Philippe Caza, notre talentueux parrain (quelle chance encore une fois !), un texte étrange et poétique de la regrettée Christine Renard mise à lhonneur dans notre numéro 16 et une traduction de la nouvelle « Terminus » de Nina Allan par notre compère Bernard Sigaud. Un salut à lami Andrevon qui a inventé le concept de Gandahar (le numéro 21 lui a été consacré) et merci à Jean-Pierre Fontana de mavoir donné lopportunité dexercer mes talents dans cette chère revue Gandahar. Bonne route à tous et au plaisir ! Christine Brignon
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