Affiche de Aux îles de lumière - Amants de l'aventure Livre | 2025 | Sidonie-Gabrielle Colette

Aux îles de lumière - Amants de l'aventure

Résumé Les deux œuvres introuvables de la « petite effigie de l’aventure » (Colette) Aux îles de lumière, que Renée Hamon avait d’abord intitulé Une femme chez les Maoris, est le récit des vingt mois que cette aventurière, première femme à sillonner la Polynésie en cargo, passa à Tahiti, aux Tuamotu et aux Marquises en 1937-1938, sur les traces de Gauguin. Publiés principalement dans L’Intransigeant, ces textes dont le pittoresque ne voile pas un regard très lucide sur les méfaits de la colonisation – corruption, alcoolisme, prostitution – sont rassemblés en 1940 en un volume, par l’entremise de Colette qui s’est prise de tendresse pour cette « vagabonde » à « dure tête de Bretonne », qui avait « la navigation dans le sang ». C’est elle qui présente au public ces « portraits d’îles, croquis d’insulaires qui ne sont point ceints et couronnés, nuit et jour, de tiaré inamovible ». Dédié à sa protectrice, Amants de l’aventure est l’unique œuvre de fiction de celle qui se qualifiait elle-même de « reporter-vagabond ». Écrit en 1942, il se compose de quatre longues nouvelles – « Soir d’escale », « Mon ami “l’amiral” », « Oscar Wilde sous les cocotiers », « Philippe ou la découverte » – mettant en scène des personnages hauts en couleur « dont la conscience n’est pas absolument nette », mais qui ont « quelque chose à raconter ». L’ouvrage, écrit Colette le 28 juillet 1943, a « le goût, la couleur, le son inimitable des choses vraies ». Il paraîtra trois mois avant la mort du « petit corsaire », à Vannes, à l’âge de 46 ans.