Qui sont ces femmes en apparence fragiles ? Quelles écailles invisibles recouvrent leur peau ? Quelle tempête intérieure brouille leur aspect deau tranquille ? Celle-ci a la lèvre qui tremble. Tiens, le rire de celle-là sétrangle dans le rauque ! Imprudemment, le lecteur savance. Les approche sans crainte. Sapprête à les aimer. À peine sil relit une phrase au passage, croyant y déceler un brin de bizarrerie, un soupçon déquivoque. Et soudain, le filet se referme. Remonte dans les airs. Emprisonne en plein ciel de fantasmagorie la victime des mots. Lune des femmes dérangées se métamorphose en arbre. Lautre fonce sur un chemin aux commandes dune moissonneuse-batteuse. Mille variations, mille cruautés ! Attention ! Ces femmes sont dangereuses. Elles ont toujours à voir avec la mort. Elles marchent vers elle délivrées de lidée même de la prudence, ouvertes aux hypothèses folles, fascinées par le gouffre de la chute, mutantes de possibilités féroces. Et les hommes restent en arrière.
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