Un narrateur contemporain déniche chez un antiquaire un livre rare du xvie siècle : les Mémoires du peintre florentin Bronzino. Les enfances de lartiste auprès de son maître Pontormo, les leçons de vie que lui prodigue ensuite ce casse-cou de Benvenuto Cellini, la manière dont Bronzino devient peintre officiel des Médicis tout en saffranchissant habilement des contraintes : à travers la vie trépidante dune génération de génies entravés, pourchassés, menacés de mort pour leurs pensées hérétiques ou leurs amours interdites, Dominique Fernandez peint à fresque une époque de violences où la férule des Médicis et les dogmes catholiques imposent aux créateurs un carcan qui les contraint à crypter, chiffrer, coder et contrefaire. Le lecteur est introduit dans cette « Société du mystère » qui contourne la censure et atteint au sublime par la transgression : lenvers de la Renaissance à Florence telle que le vernis officiel nous en a légué lhistoire. Au confluent de deux grandes passions de Dominique Fernandez, lItalie et la peinture, cette autobiographie fictive, véritable roman de cape, dépée et de pinceau, se situe dans la lignée de Porporino ou les mystères de Naples (Grasset, 1974, prix Médicis), de Dans la main de lange (Grasset, 1982, prix Goncourt) et de La course à labîme (Grasset, 2003).
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