Affiche de Terraqué Livre | 1968 | Jacques Borel

Terraqué

Publié la même année que Le Parti pris des choses de Francis Ponge, Terraqué travaille dans le même esprit, c’est-à-dire que Guillevic s’intéresse et interroge les choses les plus modestes. On se rapproche de la poésie " objective ", rêve de Rimbaud qui l’opposait à la " subjectivité ", à l’effusion des romantiques ou de Verlaine. C’est l’avènement de l’objet, déjà initié par les surréalistes belges, Nougé et Lecomte en poésie, Magritte en peinture, " Assiettes en faïence usées Dont s’en va le blanc Vous êtes venues neuves Chez nous. Nous avons beaucoup appris Pendant ce temps. " L’art poétique chez Guillevic est guidé par cette idée que les mots habillent l’homme qui sans eux est nu face au monde et face à lui-même. La peur d’être exclu habite Terraqué et le poète y combat ce sentiment, comme celui de la mort.