À quoi tient, dans "L'Homme foudroyé", cet air de fête, cette jubilation de l'écriture dont rendent mal compte un titre aux couleurs tragiques et tant d'épisodes marqués par la guerre, l'échec ou la mort. Qu'est-ce qui pousse Blaise Cendrars à écrire à son ami Jacques-Henry Lévesque que c'est la ce qu'il a fait de meilleur à ce jour, et à Raymone, sa compagne, que c'est « le meilleur livre du monde ». C'est dans le traitement du temps qu'il faut sans doute chercher les éléments d'une réponse. Le désordre savamment rhapsodique de ce livre à la composition fascinante répond à une ambition de démiurge : créer en secret l'écriture de l'éternel retour. Pour retrouver le temps perdu, Cendrars invente la prochronie.
Du même auteur
La revue des Lettres Modernes : Les inclassables (1917-1926)1986
Venise, Naples, Bordeaux, Anvers2009
La vie et la mort du soldat inconnu2000
Sous le signe du départ: Entretiens avec Blaise Cendrars2013
Correspondance 1911-1958: Vous me paraissez souverain. Simple, fort, solide2025
Blaise Cendrars et le symbolisme : de Moganni Nammeh au Transsibérien1972
Hors la loi !
Feu le lieutenant Bringolf
N'Kii, l'attrape-nigauds1985
Le pland de l'Aiguille - Les confessions de Dan Yack - Rhum - Histoires vraies1960
Oeuvres complètes 051985
Passeports
Dis-nous ce que tu as aimé, on te recommande la suite.S'inscrire gratuitement