Affiche de L'île des pingouins Livre | 1994 | Pierre Gascar

L'île des pingouins

Entraîné par la malice du Diable, le saint homme Maël aborde une île des mers hyperboréennes où l'a poussé une tempête de trente jours. Et là, trompé par sa mauvaise vue, le vieil apôtre baptise des pingouins, causant ainsi au Royaume des Cieux une perplexité dont Catherine d'Alexandrie tire heureusement les élus en proposant de métamorphoser les pingouins en hommes. Telle est l'origine la plus reculée de la civilisation pingouine dont Anatole France raconte l'évolution jusqu'à nos jours dans ce récit où sa verve féroce fustige les ambitieux et les politiciens de son temps : le temps de Boulanger ou de l'affaire Dreyfus. On y trouve un Pyrot compromis dans la sombre affaire des bottes de foin, un Colomban qui rappelle beaucoup Zola. Cette satire pessimiste est douée d'une pérennité qui fait penser à Swift et à Voltaire. Elle est écrite dans un style limpide où étincelle l'ironie de celui que jean Guéhenno a appelé le « dernier sage ». Source : Le Livre de Poche, LGF Bibliothèque numérique romande: France Anatole – L’Île des Pingouins : L’Île des Pingouins existe ! Si ! Si ! Elle est située quelques kilomètres au sud-est de l’Île des Cochons : cela ne s’invente pas Elle fait partie, comme cette dernière, de l’archipel des Crozet, quelque part du côté de l’Antarctique Mais Anatole France n’a cure ni de l’une, ni de l’autre. Son Île des Pingouins à lui est une extraordinaire allégorie historico-satirique, et si vous y débarquez, le temps de la parcourir, en suivant les tours et les détours de cette héneaurme parodie burlesque et féroce, acide et pittoresque, vous aurez tout compris de l’Histoire de France passée, présente et future. Et s’il est vrai que « les historiens se copient les uns les autres, s’épargnent ainsi de la fatigue et évitent de paraître outrecuidants », Anatole France, lui, fait preuve ici d’une grande originalité et son style efficace et précis vous procurera tout au long de votre lecture un plaisir vraiment jubilatoire.