Affiche de Le moulin de la sourdine Livre | 1936 | Marcel Aymé

Le moulin de la sourdine

Ayant accompagné son ami Buq dans l'ascension du clocher de la cathé-drale, le jeune Antoine se trouve à point nommé pour apercevoir à cinq heures sonnantes le notaire, maître Marguet, en train de fermer la fenêtre d'une mansarde dans sa belle maison au fronton Renaissance. L'action lui paraît fort naturelle jusqu'au moment où il apprend qu'à cet instant précis et dans cet endroit même a été perpétré un crime dont on accuse le nommé Troussequin. L'innocence du pauvre hère éclatera dès qu'on saura la chose, c'est clair mais pas tellement facile à réaliser. Deux jours passent avant qu'Antoine se confie à son père et, d'un coeur allégé, entreprenne avec Buq et le grand Pucelet l'exploration de la rivière la Sourdine, dans le quartier de la Malleboine. Le père d'Antoine s'étant déchargé de la confidence dans l'oreille du maire, Troussequin risquerait fort de finir au bagne si le hasard ne mettait le grand Pucelet sur le chemin de maître Marguet comme il y avait tais Antoine et si le brigadier Maillard, désireux de se revan-cher sur le maire de certaine brimade, n'allait chercher midi à quatorze heures sur les bords de la Sourdine... pour la totale déconfiture des notables et l'une des meilleures réussites satiriques de Marcel Aymé, maître conteur pince-sans-rire. Source : Le Livre de Poche, LGF "Contexte Le Moulin de la Sourdine a été écrit de l’automne de 1935 au printemps de 1936, durant cette même période Marcel Aymé a publié un grand nombre d’articles, pour la plupart dans le journalMarianne. Le roman est d’abord publié en préoriginale en quinze épisodes dans le même journal, du 29 avril au 5 août 1936, puis chez Gallimard dans la collection blanche en Juillet 1936. Synopsis Dans une petite ville de province non désignée (Dole où l’auteur a grandi), un notaire en proie à ses fantasmes sexuels, assassine sauvagement sa jeune bonne. Lors d’une escapade en haut du clocher de la cathédrale, un collégien est témoin du drame, alors qu’un vagabond des bas quartiers d’aspect difforme et avec casier judiciaire est l’accusé idéal. Les thèmes La vie d’une petite ville de province durant la période de l’entre-deux-guerres. Les manœuvres politiciennes au sein du conseil municipal. Les relations entre les notables et les habitants des milieux populaires. Le souci de respectabilité, les préjugés et la peur du scandale chez les notables et les parvenus. La solidarité de classe et la fidélité en amitié chez les habitants des quartiers pauvres. Le monde des enfants avec son innocence et ses codes et l’incommunicabilité avec celui des adultes. " - SAMA