Face au régime de Vichy auquel il fallait opposer un refus total, en créant la revue Tropiques, Aimé Césaire et René Ménil voulurent affirmer l'originalité de la culture des Antilles. Afin d'engager les Martiniquais à répondre à la « dynamique spéciale de leur complexe réalité », ils entreprirent l'étude systématique du milieu géographique : de la flore et de la faune, de l'histoire, de la langue, du folklore, des traditions orales et de leurs racines africaines. Se référant à Mallarmé, à Rimbaud, à Lautréamont ou à Breton, mais aussi aux écrivains noirs américains, les rédacteurs de Tropiques envisageaient l'acte d'écrire comme une opération poétique de suggestion capable de provoquer dans l'homme antillais un saisissement tel que, docile aux forces tumultueuses de la vie, il fasse la révolution en lui-même et dans la société. "En plein contraste avec ce qui, depuis des mois s'était publié en France, et qui portait la marque du masochisme quand ce n'était pas celle de la servilité, Tropiques continuait de creuser la « route royale". André Breton.
Du même auteur
Du fond d'un pays de silence...2012
Aime Cesaire, The Collected Poetry1984
Poèmes
Victor Schoelcher et l'abolition de l'esclavage suivi de trois discours2004
Oeuvres politiques, tome 1 : Discours à l'Assemblée Nationale2013
Notebook of a Return to the Native Land2001
Poésie, théâtre, essais et discours2014
L'enfant noir: Visages de l'Afrique Noire2004
Hurricane : Cris d'Insulaires2005
Black Revolution2010
Pour aujourd'hui et pour demain1995
Contes de nuits et de jours aux Antilles1990
Dis-nous ce que tu as aimé, on te recommande la suite.S'inscrire gratuitement