Cétait au temps où dans le port de Cancale se serraient des dizaines de bisquines, ces voiliers de pêche gréés à trois mâts, avec des empilements de huniers qui leur donnait une surface de voile colossale. Cette année-là, le dernier jour autorisé pour le drapage des huîtres sauvages tomba le dimanche de Pâques. Les patrons pêcheurs nécoutèrent pas leurs épouses qui tenaient à respecter « le jour du Seigneur ». Et la marée fut bonne, excellente même. La Yande, une maîtresse femme du quartier de La houle, les avait prévenus : un jour il faudrait payer Quelques mois plus tard en effet, une épidémie ruina tous les parcs à huîtres. Etait-ce la fin de Cancale et de ses bisquines ?
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