Je n'ai jamais connu personne qui eût plus d'entrain et qui fût plus porté à la facétie que ce brave roi. Il ne vivait que pour les farces. Raconter une bonne histoire dans le genre bouffon, et la bien raconter, c'était le plus sûr chemin pour arriver à sa faveur. C'est pourquoi ses sept ministres étaient tous gens distingués par leurs talents de farceurs. Ils étaient tous taillés d'après le patron royal, vaste corpulence, adiposité, inimitable aptitude pour la bouffonnerie. Que les gens engraissent par la farce ou qu'il y ait dans la graisse quelque chose qui prédispose à la farce, c'est une question que je n'ai jamais pu décider ; mais il est certain qu'un farceur maigre peut s'appeler rara avis in terris.
Du même auteur
Lettres d'amour à Helen2006
Spirits of the Dead: Tales and Poems1997
Quatre histoires extraordinaires2012
The Fall of the House of Usher and Other Stories2025
Nouvelles américaines2014
Contes grotesques (3e éd.) (Éd.1882)2012
Classic Tales of Horror and Suspense
La Lettre volée - Bérénice2016
Le mystère du scarabée d'or2009
Marginalia2016
L'homme des foules - Edgard Poe ou le Regard vide2011
La verité sur le cas de M. Valdemar2016
Dis-nous ce que tu as aimé, on te recommande la suite.S'inscrire gratuitement