« De Maistre et Edgar Poe m'ont appris à raisonner. » Cet aveu de Baudelaire m'a incité à lire Les Soirées de Saint-Pétersbourg et les autres ouvrages du plus passionné et du plus intolérant des penseurs. Ses vérités et, plus encore, ses insanités ont un indéniable charme. Un monstre séduisant. Tout à l'opposé, Valéry séduit par la retenue. Aucun dogme, aucun excès n'est lié à son nom. Il n'a péché que par élégance. Les jugements inéquitables que j'ai portés sur lui émanent d'une exaspération impure que je me fais un devoir de dénoncer ici. Les textes qui suivent, que ce soit sur Michaux, Saint-John Perse, Fondane, Beckett, Eliade, Maria Zambrano ou sur Borges, Weininger, Fitzgerald, sont forcément capricieux, comme tout ce qui procède de l'admiration, de l'amitié ou de l'emballement.
Du même auteur
Cioran jadis et naguère1988
Aphorismes traduits en rébus2009
Îndreptari pătimaș
L'élan vers le pire1988
La transfiguration de la Roumanie2009
Tara mea / Mon pays1996
Ami lointain1993
Le vide, expérience spirituelle en Occident et en Orient1969
Essai sur la pensée réactionnaire2015
Valéry face à ses idoles1998
Vacillations1998
Oeuvres1995
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