« Le trait est ferme, délié. La main enchaîne sans hésiter boucles et lignes, angles morts et perspectives tronquées. Elle conduit sans répit ses arabesques et ne quittera la feuille quune fois son dessein accompli. Elle a la grâce des funambules et des fi l-de-féristes qui hantent limaginaire de Cocteau, depuis ses premières séances de cirque. À son meilleur, comme dans ces planches publiées en 1923 et pour la première fois rééditées, Cocteau semble dessiner directement avec loeil, seul organe à même de fi xer pour toujours ce quil perçoit demblée. Le petit ventre de notable dAuric, boudiné par les boutons de son gilet, les joues poupines de Radiguet, gonfl ées par les céréales laiteuses de lenfance, sinscrivent durablement sur notre rétine. Le trait est un rayon laser émis par le troisième oeil dun poète complet. »
Du même auteur
Correspondance (1923-1963) : Jean Cocteau / Jacques Maritain1993
Correspondance : Jean Cocteau / Darius Milhaud1999
La fin du Potomak1940
Le Testament d'Orphée - Le Sang d'un poète1989
Histoires de ma vie. Avec une suite poétique composée de 115 poèmes inédits de Jean Cocteau
Vocabulaire
Dentelle d'éternité2021
Correspondance : Jean Cocteau / Jean-Marie Magnan1998
L'Apollon des bandagistes2006
The Juggler's Revenge2024
Oeuvres2023
Allégories
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