Le Testament d'Orphée (1960) est un film de poète, c'est-à-dire qu'il est indispensable, bien que je ne sache pas à quoi. Mais plutôt si : indispensable à notre cinéma français qui ne manque pas en ce moment d'hommes de talent, mais a cette sorte de défaut, ou de manque, qui est justement la poésie. Ce qui ne passe pas de mode, ce qui n'est pas lié à une mode, ni à un style, mais à une pauvreté tournée en richesse, à une boiterie devenue dense, en bref, un heureux dénuement. Le poète, avant tout, doit réinventer la simplicité, le réalisme, et Cocteau réinvente le documentaire, de même que Franju; du côté de chez Fritz Lang, le plan fixe. Tournage à l'envers, ralenti, apparitions et disparitions au tour de manivelle, autant de renvois à la prise de vue directe qui permet seule de tels tours et ne se laisse jamais oublier. Ainsi naît l'art d'inventer des images durables
Du même auteur
Correspondance (1923-1963) : Jean Cocteau / Jacques Maritain1993
Correspondance : Jean Cocteau / Darius Milhaud1999
La fin du Potomak1940
Le Testament d'Orphée - Le Sang d'un poète1989
Histoires de ma vie. Avec une suite poétique composée de 115 poèmes inédits de Jean Cocteau
Vocabulaire
Dentelle d'éternité2021
Correspondance : Jean Cocteau / Jean-Marie Magnan1998
L'Apollon des bandagistes2006
The Juggler's Revenge2024
Oeuvres2023
Allégories
Dis-nous ce que tu as aimé, on te recommande la suite.S'inscrire gratuitement