En 1523, en Allemagne, on couronne un paysan, Hans, qui sera, sous le nom de Bacchus, roi pendant sept jours. Il se lance dans de grandes réformes, se réclame d'un Christ révolutionnaire, ami du peuple, dont il soulève pourtant la colère. Il finit mal. En 1951, Cocteau, au sommet de sa gloire, et qui s'est imprégné des livres sur la Réforme et Luther, propose, par la bouche de son héros, une explication de l'univers, où la vérité apparaît comme la valeur suprême. A la scène, l'écrivain a toujours représenté un éternel suspect (lui-même ?), selon des procédés dramatiques éprouvés, jusqu'au meurtre final. Ici, l'actualité compte autant que l'Histoire, par les attaques contre l'Eglise catholique, les revendications ouvrières, le rejet radical de l'ordre établi, l'évocation du désarroi de la jeunesse. Bacchus est, avec La Machine infernale, la pièce la plus importante de celui qui peindra, à la chapelle de Milly, le Christ en croix et le Christ ressuscité. --Ce texte fait référence à l'édition Poche .
Du même auteur
Correspondance (1923-1963) : Jean Cocteau / Jacques Maritain1993
Correspondance : Jean Cocteau / Darius Milhaud1999
La fin du Potomak1940
Le Testament d'Orphée - Le Sang d'un poète1989
Histoires de ma vie. Avec une suite poétique composée de 115 poèmes inédits de Jean Cocteau
Vocabulaire
Dentelle d'éternité2021
Correspondance : Jean Cocteau / Jean-Marie Magnan1998
L'Apollon des bandagistes2006
The Juggler's Revenge2024
Oeuvres2023
Allégories
Dis-nous ce que tu as aimé, on te recommande la suite.S'inscrire gratuitement