En 1928, cinq ans après la mort de Raymond Radiguet, lors d'une cure de désintoxication dans une clinique, Jean Cocteau, opiomane, écrit et dessine. Pour lui, il s'agit de la même activité, du même acte créateur : "Ecrire, pour moi, c'est dessiner, nouer les lignes de telle sorte qu'elles se fassent écriture, ou les dénouer de telle sorte que l'écriture devienne dessin." Ainsi, tout au long des jours, des instants, un livre naît sous nos yeux, fait de notations, de jeux avec les mots, de jugements de poète. Aux commentaires sur la littérature et les écrivains (Proust, Raymond Roussel) viennent s'ajouter des remarques sur le cinéma (Buster Keaton, Chaplin, Eisenstein, Buñuel), sur la poésie, sur la création, sur l'art. Le thème lancinant, qui revient au détour de chaque page, c'est celui de l'opium. " Tout ce qu'on fait dans la vie, même l'amour, on le fait dans le train express qui roule vers la mort. Fumer l'opium, c'est quitter le train en marche ; c'est s'occuper d'autre chose que de la vie, de la mort. " Ainsi Jean Cocteau retrouve-t-il la grande tradition des poètes visionnaires, de Quincey, Baudelaire, et surtout Rimbaud.
Du même auteur
Correspondance (1923-1963) : Jean Cocteau / Jacques Maritain1993
Correspondance : Jean Cocteau / Darius Milhaud1999
La fin du Potomak1940
Le Testament d'Orphée - Le Sang d'un poète1989
Histoires de ma vie. Avec une suite poétique composée de 115 poèmes inédits de Jean Cocteau
Vocabulaire
Dentelle d'éternité2021
Correspondance : Jean Cocteau / Jean-Marie Magnan1998
L'Apollon des bandagistes2006
The Juggler's Revenge2024
Oeuvres2023
Allégories
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