« Ce qui me fascine dans mon aventure, c'est la marche sur le mur entre la vie et les grandes profondeurs annonciatrices de la mort. C'est aussi le souvenir de ces profondeurs. "Les réanimés ne se souviennent de rien" (de rien, mais de conversations entre les médecins !). La rencontre avec la part de l'homme qui marche, geint ou hurle quand la conscience n'est pas là. J'ai été conscient de ne plus savoir où j'étais -, d'avoir perdu la terre. Pas d'autre douleur que celle des autres, qui bat confusément cette chambre blanche où veille la petite lampe de la nuit comme, dans ma chambre de Bombay, la rumeur de l'Océan battait la grève. Je suis lucide, d'une lucidité limitée au ressassement d'une terre de nulle part, à la stupéfaction devant cet état ignoré. Ce qui s'est passé n'a rien de commun avec ce que j'appelais mourir. » En 1972, André Malraux, « atteint d'une maladie du sommeil », est hospitalisé à la Salpêtrière. De cette expérience va naître Lazare, un de ses plus beaux livres, celui qu'il choisit pour clore le cycle du Miroir des limbes.
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Écrits farfelus - Les mots croisés - Exercices de style2012
''Non'' : Fragments d'un roman de la résistance2013
Le musée imaginaire de la sculpture mondiale 02 : Des bas-reliefs aux grottes sacrées
Le musee imaginaire de la sculpture mondiale
Audition du 12 mai 19762006
La guerre d'Espagne vue par le cinéma
Oeuvres complètes, tome 62010
Oeuvres Complètes - Coffret : Ecrits sur l'art, tomes 4 & 52004
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Dessins de Goya au musée du Prado
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