Affiche de Sir Nigel Livre | 1995 | Sir Arthur Conan Doyle

Sir Nigel

Il fait « suite » - mais en inversant la chronologie ! - à La Compagnie blanche (récemment publié dans la même collection)... les deux livres, que l'on peut lire dans l'ordre qu'on voudra, formant une riche tapisserie où se retrouvent quelques-uns des épisodes essentiels de la guerre de Cent ans. Cette fois-ci, c'est aux débuts du brave Nigel que nous assistons. Orphelin, fils d'un hobereau ruiné issu d'un trou perdu de la campagne anglaise, on devine d'emblée qu'il aura fort à faire pour faire valoir ses droits, dans une monde où les loups ont décidément l'appétit solide... Le gamin famélique s'en tirera en mettant son épée au service du roi - dont il se murmure qu'il a fort à faire en France... La critique à l'époque (le tournant du siècle) avait égalé cette œuvre à l'Ivanhoé de Walter Scott. On ne peut que souscrire aujourd'hui à ce jugement, d'autant que Conan Doyle rajoute à la recette quelques brûlantes épices de sa façon... qui eussent sans doute offusqué la délicatesse de l'aimable Walter Scott. Nul ne s'en plaindra. Source : Libretto, Phébus