Affiche de En Egypte : Lettres à sa mère Livre | 2007 | Gustave Flaubert

En Egypte : Lettres à sa mère

Deux bons camarades – Gustave Flaubert, vingt-huit ans, Maxime Du Camp, vingt-sept –, accompagnés de leur domestique corse Louis Sasseti, quittent Paris le 29 octobre 1849. Par bateau, diligence et train, ils touchent Marseille et embarquent le 4 novembre à bord du Nil, visitent l’égypte (novembre 1849-juillet 1850), le Proche-Orient (juillet-septembre 1850), la Grèce (décembre 1850-février 1851), l’Italie (février-juin 1851). Trois mois après son retour à Croisset, Flaubert entreprend Madame Bovary alors que Du Camp s’attelle à l’édition de l’un des tout premiers livres illustrés par la photographie grâce à la moisson de clichés ramenée de son voyage. Simples et crues, libres et tendres, les lettres de Flaubert à sa mère soulignent une vision peu exaltée du voyage dans laquelle les vues, les mœurs et splendeurs égyptiennes sont à peine plus présentes que ses souvenirs de la société rouennaise. Confrontée aux clichés de Du Camp et à ceux que réalisera Francis Frith en 1856, cette tonalité épistolaire s’en voit étrangement éclairée.