mon sommeil est un long message de songes aigres et lointains plus aucun soleil, plus aucune terre cest étrange ce calme si blanc les chants, les eaux, les lignées, tout retient son souffle tout est asphyxie La poésie de Douce Dibondo séprouve à double tranchant : dun côté, la lame incisive vient triturer les violences pour crever loppression et souligner la centralité et la puissance des vécus noirs et queers. De lautre, le dos de la lame trace un espace-refuge où les réparations éclosent dans lurgence de la guérison. métacures refuse de céder à linvu, linsu ou lindit en réaffirmant le lien entre intériorité et vie. Dans la brèche fine de lautoengendrement, le texte fait entendre un « je » matériel, dense et sensible où retentit un appel à faire communauté politique. Avec ce premier recueil, Douce Dibondo sengage par le poème, pose le désir vital de révolutionner le soi et le monde.
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