Portés par une variété de déplacements culturels et linguistiques, les poèmes dArabes comme il faut oscillent entre Beyrouth et les balcons de Parc-Extension, entre vers et prose, et entre emportées lyriques et conversations faussement banales, pour cartographier larabité et la transidentité dans leurs dimensions les plus diasporiques et plurielles. Les textes dEli Tareq El Bechelany-Lynch, traduits avec sensibilité par Olivia Tapiero, nous invitent dans les cycles et les répétitions qui se produisent en nous lorsque nous appartenons à des nations brisées. De la crise des déchets au Liban aux canicules montréalaises, en passant par les relations complexes avec le corps, le genre et le pays, Arabes comme il faut montre avec espoir quil est encore possible daimer, même au milieu du désarroi.
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