Ce n'est pas par hasard si l'auteur, qui s'est fait connaître en France par la traduction de ses romans Homo Faber (1961), J'adore ce qui me brûle (1963) et d'une pièce de théâtre, Monsieur Bonhomme et les incendiaires (1961), a exercé le double métier d'architecte et d'écrivain. Le Journal nous révèle une pensée à la fois étonnamment structurée dans sa recherche, son approfondissement, les problèmes qu'elle pose, et une sensibilité d'artiste capable à tout instant de capter et d'immobiliser les phénomènes de beauté d'un monde qu'il ne se lasse pas d'analyser. Qu'il s'agisse d'un voyage à travers les villes de l'Allemagne en décombres où la vie reprend lentement ses droits, d'un trajet en avion, des questions politiques de l'après-guerre, de l'élaboration d'une pièce de théâtre -Le Comte Osterland-, de ses contacts humains et des leçons qu'il en tire moralement ou intellectuellement, on retrouve dans ces notes à l'écriture nerveuse, aiguë, élégante, une température de grand écrivain, une ironie constante, une curiosité passionnée faite de patiente et de lucidité.
Du même auteur
Choisir sa mort1986
Triptyque1980
Correspondance : Max Frisch / Friedrich Dürrenmatt1999
Journal berlinois 1973-19742016
Erzählungen2005
Barbe-Bleue1984
La grande muraille1973
Wilhelm Tell für die Schule.1971
Tagebuch 1966-1971
Le public comme partenaire, interventions esthétiques et politiques (1949-1967)2016
J'adore ce qui me brûle1963
Guillaume Tell pour les écoles2014
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