Affiche de Le Dieu nu, tome 2 : Révélation Livre | 2006 | Peter F. Hamilton

Le Dieu nu, tome 2 : Révélation

Quinn Dexter, monstre de perversité, est parvenu à implanter sur Terre le règne des Possédés et le culte du Frère de Dieu. C'est sous le dôme de Londres, dans la cathédrale Saint-Paul, qu'il a décidé, au moyen d'un terrifiant sacrilège, d'inaugurer l'Aube des Ténèbres. Louise Kavanagh est désormais seule à lui barrer le chemin. Mais que peut l'innocence, même secondée par la beauté et l'intelligence, face à un démon surgi de l'enfer ? Joshua Calvert, quant à lui, s'il retrouve le Dieu Endormi des Thyratcas disposera, avec cet artefact d'une civilisation aussi ancienne que l'Univers, d'un providentiel deus ex machina. Révélation est la conclusion du Dieu nu, troisième et dernier tome de la gigantesque épopée spatiale de Peter F. Hamilton, L'Aube de la nuit, le space opera le plus démesuré de toute l'histoire de la science-fiction. ......................................................................... Est-ce une forme de mégalomanie ou l'effet secondaire lié à l'habitude de se frotter à un sidéral et sidérant infini ? Quoi qu'il en soit, chaque décennie voit apparaître, depuis le "renouveau Dan Simmons", des œuvres toujours plus volumineuses, toujours plus ambitieuses en space opera, comme si le genre se devait de créer, au-delà du "livre univers", le "livre total" du romanesque et de l'imaginaire. Si l'on est bien en peine d'analyser ici en quelques lignes l'intégralité de L'Aube de la nuit (trilogie... paraissant en six volumes en France vu sa taille), tentons au moins de la situer dans la galaxie SF. Le jeune auteur (jeune, car tardif) qu'est Peter F. Hamilton au phénoménal succès anglo-saxon dès 1996 (succès qui l'a, paraît-il, surpris à la parution du premier volume) est à placer désormais, avec son cycle de L'Aube de la nuit, sinon au-delà de ses pairs Gregory Benford, Stephen Baxter, P.J. McAulay ou Lois Mc Master Bujold, au moins aux côtés du Herbert des Dune, d'Asimov et ses Fondation, d'Orson Scott Card et ses Ender, de Kim Stanley Robinson et ses trois Mars, de Silverberg et ses Majipoor et, bien sûr, de Dan Simmons et ses Hypérion. Bref, si Hamilton n'est pas le premier des contemporains, il est dans le peloton des fusées de tête : puissance des intrigues complexes, brassages des siècles et des planètes... Hamilton fait d'ores et déjà date dans l'histoire de la SF. Cette liste des têtes couronnées étant faite, on relèvera toutefois chez Hamilton l'influence du réactionnaire (libertarien ?) Robert Heinlein de Étoiles, garde à vous pour la vision sociale et politique, assez droitière, qui régit la Confédération. Un auteur qu'Hamilton reconnaît av