Dans la maladie, le sujet fait l'expérience d'une violence démultipliée, l'assaillant de toutes parts. Violence faite au corps, par le mal et les traitements; violence symbolique des discours, des regards et des jugements infligés au patient par la société et le milieu médical; violence d'une marginalisation qui redouble de solitude d'une malade emprisonné dans sa souffrance. Pourtant, la philosophie est largement passée à côté de cette violence. Elle n'aborde en général cette épreuve existentielle que de biais, comme paradigme pour penser l'anormal. Ce détour est significatif d'un malaise, celui de la pensée face à une violence inhérent au vivant lui-même. Comment appréhender ce pouvoir destructeur de la vie ? En quoi nous oblige t-il à repenser entièrement le soin ? Pour quel bénéfice ?
Du même auteur
Testament philosophique2008
Mon corps est-il bien à moi ?2020
La maladie, catastrophe intime2026
La Relève2018
À quel soin se fier ? Conversations avec Winnicott2015
Hors de moi2013
Rupture(s)2019
Etre à sa place2022
Nos vies écorchées2026
Les penseurs de l'intime2021
Qu'allons-nous devenir ?2018
Les Débuts2024
Dis-nous ce que tu as aimé, on te recommande la suite.S'inscrire gratuitement