Affiche de Les petits riens de Lewis Trondheim, Tome 3 : Le bonheur inquiet Livre | 2008 | Lewis Trondheim

Les petits riens de Lewis Trondheim, Tome 3 : Le bonheur inquiet

Troisième tome des carnets qui racontent les petites aventures quotidiennes de Lewis Trondheim entre cocasserie, dérisoire et humour très personnel. « Un livre avec beaucoup de pas grand-chose », comme l’annonce la quatrième de couverture ? Voire. Car Lewis Trondheim, dans ce troisième tome de ses « petits riens », autrement dit ses carnets dans lesquels il consigne des anecdotes de la vie de tous les jours, nous en raconte beaucoup sur lui mais aussi, mine de rien, sur nous-mêmes. Evidemment, si on la prend par le petit bout de la lorgnette, on peut toujours se dire qu’un type qui se réjouit d’avoir pensé à détacher les lacets de ses chaussures la veille au soir – d’où gain de temps, esprit pratique en progrès et autosatisfaction bien méritée – et qui en fait une histoire ne doit pas avoir grand-chose d’autre à dire dans la vie. Grave erreur ! Et ceux qui ne pensent jamais à le faire (détacher leurs lacets) mesureront à la lecture de cette planche tout le chemin qui leur reste à parcourir avant d’en arriver là Bon, résumons les épisodes précédents. Lewis Trondheim, donc, figure de proue de la nouvelle génération d’auteurs apparus dans les années 1990, créateur de Lapinot, scénariste de Donjon avec Joann Sfar, Grand Prix d’Angoulême, auteur de plusieurs dizaines d’albums en moins de temps qu’il n’en faut à son collègue machintruc (désolé pour cet anonymat forcé mais nous n’avons pas le droit de donner de noms) pour venir à bout du tome 2 de sa série commencée voilà pas mal d’années déjà, Lewis Trondheim, donc, décida un jour de nous raconter par le menu sa vie d’auteur de BD exilé du côté de Montpellier. Ça consiste en quoi, la vie d’un auteur de BD ? Eh bien, en fait, ça ressemble à la vie de n’importe qui, sauf qu’il y a peut-être plus de voyages (Trondheim, ce veinard, est souvent invité dans des festivals au bout du monde ; cette fois-ci, c’est à Fidji) mais aussi peut-être plus d’angoisses existentielles, de celles propres aux auteurs de fiction en général.